23_REP_188 - Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à l'interpellation Hadrien Buclin et consorts - Parcelles de l’État pour des logements d’utilité publique : intensifions l’effort ! (23_INT_122).

Séance du Grand Conseil du mardi 14 janvier 2025, point 14 de l'ordre du jour

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M. Hadrien Buclin (EP) —

Je remercie le Conseil d'État ainsi que les collaboratrices et collaborateurs de la Direction du territoire et du logement pour leur réponse. La gravité de la pénurie de logements dans certaines régions du canton a été rappelée lors de la discussion précédente. Cette situation entraîne une flambée des prix des loyers sur le marché libre. Comme cela a été mentionné, une nouvelle communication que nous venons de recevoir met en évidence que la pénurie s'aggrave encore. À l'exception des districts d'Aigle et Broye-Vully, tous les autres sont actuellement en situation de pénurie.

Dans ces conditions, je considère qu'il est désormais impératif que l'État ne laisse plus les communes seules en charge de la politique du logement, mais qu'il joue un rôle direct pour favoriser la construction de logements d'utilité publique (LUP) et double ainsi les efforts déjà consentis par les communes. Pourquoi insister sur les LUP ? Parce que les loyers y sont nettement plus bas que ceux du marché libre. On ne parle pas de quelques points de pourcentage, mais de loyers qui peuvent être 20, 25 % voire davantage encore plus faibles. Ce sont donc des économies considérables pour les ménages à revenus modestes ou moyens, s'ils peuvent vivre dans un LUP plutôt que dans un logement du marché libre.

L'État a donc la possibilité d'agir concrètement et relativement rapidement en mettant à disposition des parcelles cantonales pour soutenir les efforts des communes. Je me réjouis des quelques progrès réalisés en ce sens, avec, si mes informations sont correctes, cinq parcelles récemment mobilisées par l'État : une à Crissier, deux à Bussigny, une à Prilly et une à Préverenges. Certes, dans un canton qui approche bientôt les 900'000 habitants, cinq parcelles ne constituent pas un volume suffisant pour changer significativement la donne sur le marché immobilier en faveur des locataires. Toutefois, c’est un premier pas prometteur. Je tiens donc à encourager le Conseil d'État, pour reprendre le titre de cette interpellation, à poursuivre, accélérer et intensifier cet effort.

Je suggérerais également une extension géographique de cette politique. L'Ouest lausannois, où se trouvent ces parcelles récemment mises à disposition par l'État, est certes un district présentant un grand potentiel de densification. Cependant, ce n'est certainement pas la seule région où, à mon avis, une telle politique de mise à disposition de parcelles pourrait, et devrait même, être déployée. Bien entendu, il s'agit aussi de mobiliser d'autres leviers, comme les constructions de logements par la Caisse de pensions de l’État de Vaud (CPEV), qui a su démontrer sa capacité à offrir des logements de qualité à des prix modérés, avec des pratiques de gérance correctes vis-à-vis des locataires. J'espère que le Conseil d'État est en lien avec la CPEV qui, je le sais, recherche également des investissements immobiliers dans la région. Voilà, même si Mme Luisier semble ne pas m'avoir beaucoup écouté, j'espère néanmoins que mon appel sera entendu.

M. Jean-François Thuillard (UDC) — Président-e

La discussion n’est pas utilisée. 

Ce point de l’ordre du jour est traité. 

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