24_REP_51 - Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à l'interpellation Stéphane Montangero et consorts - Manger est un acte citoyen, alors donnons-nous nous aussi les moyens d’arrêter de marcher sur la tête ! (24_INT_24).
Séance du Grand Conseil du mardi 21 janvier 2025, point 40 de l'ordre du jour
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Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourTout d'abord, je tiens à remercier le Conseil d'Etat pour la rapidité de ses réponses. Ce n'est pas toujours le cas, et nous savons que la situation était particulière. Peut-être cela a-t-il contribué à cette réactivité, mais quoi qu’il en soit, je tiens à le saluer.
A la lecture de ces réponses, toutefois, une petite mélodie bien connue nous vient à l’esprit : « Tout va très bien, madame la marquise ». C'est un peu le message sous-jacent. Or, si les panneaux sont renversés pour nous dire que nous marchons sur la tête, c'est bien qu'il y a quelques problèmes.
Les accords internationaux, notamment l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) en premier lieu, ont profondément bouleversé notre monde agricole depuis des décennies. Comment pouvons-nous, aujourd’hui, avancer et améliorer concrètement la situation ? Un véritable reset serait sans doute nécessaire, à l’image de ce que nous avons connu pour d’autres accords. Car pour progresser, il faut pouvoir briser cette spirale, en particulier celle des tracasseries paperassières.
Concernant les marges des grands distributeurs, il y a une urgence à agir. Le prix du lait et les initiatives pour un lait équitable ont été un laboratoire intéressant, démontrant à la fois ce qui est possible et les limites imposées par la grande distribution. Il faudrait pouvoir appliquer des mécanismes similaires à l’ensemble de notre alimentation, afin d’aller plus loin, plus vite et surtout mieux, avec des produits locaux et un véritable circuit court – un sujet dont nous avons largement débattu cet après-midi.
Si la réponse du Conseil d’Etat a été rapide, nous traitons néanmoins cet objet près d’un an après la conférence de presse du 15 mars, qui sert ici de référence et de fil rouge. C’est pourquoi j’aimerais demander à Mme la conseillère d’Etat quelles actions concrètes ont été menées depuis cette date, quelles avancées ont été réalisées, et quelles sont les pistes et perspectives envisagées.
Enfin, je conclurai en exprimant mon profond scepticisme quant à la réponse donnée sur le Marché commun du Sud (Mercosur). Comme je l’ai souligné, l’un des principaux problèmes de notre agriculture réside précisément dans ces traités internationaux, où l’agriculture est systématiquement sacrifiée sur l’autel des marchés financiers.
La discussion est ouverte.
Je vous remercie pour ces questions complémentaires. Aujourd'hui, je pourrais vous donner quelques éléments que j’ai en tête, mais cela ne me semblerait pas suffisant. Je vous propose donc de vous répondre par écrit, afin de vous fournir une réponse détaillée et exhaustive, plutôt que de me limiter aux actions entreprises qui me viennent à l’esprit. Est-ce que cela vous convient ?
Je serais très heureux d'avoir des informations exhaustives. En revanche, je pense que tout le monde serait intéressé par une esquisse de réponse. Vous pourriez donc nous donner les éléments que vous avez en tête puis les compléter ultérieurement.
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Ce point de l’ordre du jour est traité.