24_INT_184 - Interpellation Cédric Weissert et consorts - Nouveaux horaires 2025 - Le pied du Jura oublié ? (Développement).
Séance du Grand Conseil du mardi 14 janvier 2025, point 8 de l'ordre du jour
Texte déposé
Les nouveaux horaires CFF ainsi que les adaptations sur les réseaux locaux mis en place dès ce mois de décembre 2024 ont eu des impacts négatifs pour certaines communes du Pied du Jura.
Plusieurs exemples démontrent que nos communes rurales sont souvent oubliées en faveur des centres urbains. Si nous voulons un changement du mode de déplacement et convaincre les habitants de nos villages d'abandonner leur véhicule privé en faveur des transports publics, il faut que les horaires correspondent au besoin de notre population.
Voici quelques exemples démontrant cette problématique :
Exemple 1 - Trajet entre l'ETVJ au Sentier et la commune de l'Isle
Perte de près de 30 minutes aux élèves le soir puisque le bus partait à 16h38 du Sentier alors que désormais il partira à 17h08, les cours se terminant à 16h20.
Idem lorsque les cours terminent à 17h10, l'horaire 2024 prévoyait un départ du bus à 17h37 alors que désormais ce sera 18h08
Exemple 2 - Accès au CPEM à Morges
Suppression de la liaison Mont-la-Ville (La Coudre) via les MBC (train) en direction de Morges à 7h00
Passage obligé par Cossonay soit ajout de 20 minutes de trajet à l'aller et de 30 min au retour
Exemple 3 - Trajet EPSIC - Mont-la-Ville
Horaires 2024 : Départ à 16h33 de Lausanne, arrivée à 17h17 à Mont-la-Ville
Horaires 2025 : Départ à 16h57 de Lausanne, arrivée à 17h52 à Mont-la-Ville
Soit une perte de temps de 30 minutes, temps précieux pour des étudiants qui doivent réviser le soir.
J'ai donc l'honneur de poser les questions suivantes au Conseil d'Etat :
- Comment le Conseil d'Etat prévoit-il d'alerter les MBC sur ces pertes de temps pour nos étudiantes et étudiants du Pied du Jura ?
- Le Conseil d'Etat partage-t-il le fait que ces horaires poussent les étudiants au bénéfice d'un permis de conduire de se servir d'un véhicule privé au lieu des transports publics ?
- Le Conseil d'Etat a-t-il été mis au courant d'autres problématiques du genre dans des communes rurales de notre canton ?
Je remercie le Conseil d'Etat pour ses réponses
Conclusion
Souhaite développer
Liste exhaustive des cosignataires
Signataire | Parti |
---|---|
Laurent Balsiger | SOC |
Yannick Maury | VER |
Nicolas Bolay | UDC |
Romain Pilloud | SOC |
Valentin Christe | UDC |
Stéphane Jordan | UDC |
Michael Demont | UDC |
Jean-Bernard Chevalley | UDC |
Denis Dumartheray | UDC |
Romain Belotti | UDC |
Cédric Echenard | SOC |
Isabelle Freymond | IND |
Documents
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourLa présente interpellation a pour but de mettre en lumière les conséquences des derniers changements d’horaires des CFF avec en cascade des changements également auprès des compagnies régionales. Cette problématique d’horaires est d’autant plus dommageable lorsqu’elle touche les étudiantes et les étudiants dans leur trajet du domicile à leur lieu d’étude. Dans mon interpellation, j’ai pris trois exemples qui concernent des modifications entre les communes du Pied du Jura et des sites de formation tels que l’Ecole technique de la Vallée de Joux (ETVJ) au Sentier, le Centre d’enseignement professionnel de Morges (CEPM) ou encore l’école professionnelle de Lausanne (EPSIC), à Lausanne. Dans certains cas, les étudiants perdent 30 minutes sur leur trajet allé, puis 30 minutes au retour dû à des changements de connexion. Lorsqu’on est aux études, une heure perdue à attendre un bus au lieu d’étudier, c’est conséquent.
Or, quand on veut amener la population à un changement modal, il ne faut pas seulement densifier les transports en ville, mais penser aussi aux campagnes, où justement, les habitants prennent la voiture faute de dessertes suffisantes. Si ces étudiants doivent perdre une heure d’attente par jour, d’autant plus en hiver, ils vont privilégier un véhicule motorisé individuel plutôt qu’un moyen de transport en commun. Je pose donc différentes questions au Conseil d’Etat pour voir quelles solutions peuvent être trouvées. Mon interpellation parle du Pied du Jura, mais elle doit concerner également d’autres régions de notre canton.
Retour à l'ordre du jourL’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.